Perspiciatis corrupti enim vel.

 

Hello !

Hier dans mon dernier post Instagram je te parlais de l’étiquette de “pervers narcissique“, et pourquoi on s’en fout, en fait.

Aujourd’hui, je vais te parler plus généralement des manipulateurs.
Peut-être que tu vis actuellement une relation avec un manipulateur, et toute l’habilité d’un manipulateur, c’est de faire en sorte que tu ne vois pas qu’il en est un.

Mais, désolée pour eux, la vie a bien fait les choses et c’est pour ça que tu es aujourd’hui en train de lire ce texte qui, je l’espère, t’éclairera.

Je parlerai des manipulateurs dans plusieurs posts car c’est un sujet sur lequel il y a une foule de choses à dire, mais aujourd’hui, j’ai envie de te parler des phrases préférés de ceux-ci lorsque tu tentes de les quitter.

 

 

 

 

“De toutes façons t’en as rien à foutre de moi, t’as jamais rien fait pour moi”

 

 

Ça pique ! Surtout que tu as fait beaucoup pour lui… allez, au pif : ses papiers ? l’aider financièrement ? l’héberger ?
Du coup, quand tu l’entends prétendre que tu n’as rien fait pour lui, tu es piquée au vif dans ta loyauté (c’est son but héhé), et, scandalisée, tu lui rappelles tout ce que t’as fait pour lui, ce qui l’amène donc à te sortir une autre de ses phrases préférées…

“Ouais, en fait quand tu m’aidais c’était pour t’en vanter après et que je me sente mal, tu me rabaisses en fait” (la formulation peut varier, mais l’idée c’est que tu es une grosse pourriture qui ne pense qu’à l’humilier ce pauvre garçon – qui peut être une fille, d’ailleurs, je te laisse donc le soin de remplacer dans ta tête les termes masculins par des termes féminins si tu connais la situation inverse, ça m’évitera un certain degré de prise de tête pour l’écriture de cet article, à ton tour de bosser)

Là, c’est l’effondrement, tu n’as plus les mots, et généralement, tu pleures tellement tu es désarmée. Il te fait passer pour une manipulatrice, et ça te fait mal, tellement mal ! Comment peut-il te voir comme ça, après que tu lui aies tout donné par amour ? Et il allume même en toi l’étincelle du doute : “et si j’étais vraiment mauvaise sans m’en rendre compte ? peut-être qu’il a raison, dans le fond…”. Il s’est attaqué à tes fondations : ton estime de soi. Et ça n’est sans doute pas la première fois.

Mais un jour, t’en as marre, vraiment marre, et tu trouves la force de le quitter, la boule au ventre, avec la peur de lui faire du mal, ce pauvre biquet, lui qui ne haussait pas même un sourcil lorsqu’il te faisait pleurer en te sortant les pires saloperies. Et il le sait, que tu as peur. Parce qu’il a un instinct redoutable pour détecter tes failles. Il va donc taper là où ça fait mal :

“Tu me quittes, parce qu’en fait tu m’as jamais aimé… Depuis le début tu te fous de ma gueule et t’en as rien à foutre de moi”

Ouhhhh là encore, on attaque ta loyauté ! Et comme tu détestes l’injustice, tu ne peux laisser passer une chose pareille… Tu vas donc te jeter dans la gueule du loup avec la grâce d’un plongeur olympique et scander à quel point tu l’aimais, ce qui est un vrai bonheur à entendre pour lui. Mais dès que tu lui rappelleras POURQUOI tu l’as quitté (tu l’as prévenu 1000 fois en plus, c’est pas une surprise), il esquivera ses responsabilités en recommençant ses tirades de chaton abandonné : “Non, non, tu m’aimes pas, t’en as rien à foutre, quand on aime quelqu’un on le quitte pas”, et si tu as eu le malheur de lui dire pendant votre relation qu’il était l’homme de ta vie parce que tu étais encore naïve sur ce qui t’attendait, il te sortira “tu m’avais dit que tu m’aimerais toujours… t’as aucune parole en fait, bien la mentalité…”

Ce qui le fera glisser innocemment sur la phrase suivante…

“En fait t’es comme les autres filles”

BOOM ! Là encore, échec et mat. Quand tu l’as connu, il n’a cessé de te dire à quel point il est une pauvre victime de la vie, et à quel point les femmes sont toutes pareilles (au choix : des putes / intéressées par l’argent / égoïstes / profitant de sa “gentillesse”, et j’en passe). Et pendant ses laïus, tu le couvais de ton regard tendre, avec, au fond de toi cette flamme qui brûlait : celle de lui prouver que toi, tu étais différente, et que tu allais lui redonner foi en la vie. Il te l’avait d’ailleurs dit, que tu n’étais pas comme les autres, et ça faisait une sensation toute agréable dans ton petit coeur, tu étais un peu “l’élue”, et là… la dégringolade, il te compare à ses exs qui lui ont tant brisé le coeur. Insupportable !

Alors évidemment, le quitter, oui, mais tu n’as pas envie de “passer pour la méchante”. Eh bien sache que tu ne passes pour la méchante qu’à ses yeux (et encore, il se fout de ta gueule, il sait très bien à quel point tu es dévouée, pourquoi tu crois qu’il s’est accroché à toi comme une tique sur le dos de ton chat ?) et aux yeux des gens assez naïfs pour croire ses dires, mais ces gens là, t’en as pas besoin dans ta vie. “Passer pour la méchante” est inévitable, car le manipulateur ne veut pas que tu te barres, il veut garder son emprise sur toi, et vu qu’il sait que pour le quitter sereinement tu as besoin qu’il ne t’en veuille pas, il va précisément tout faire pour que tu crois être “méchante à ses yeux”.

Je sais que c’est pas facile à faire, et que ce post n’a certainement pas été facile à lire si tu t’y es reconnue, mais c’est la vérité. Non, il n’est pas différent. Si tu as reconnu ses paroles dans la plupart des phrases que j’ai cité, je suis désolée, mais c’est un manipulateur. Je sais que tu te dis que“les gens ne peuvent pas comprendre” ce que vous vivez (d’ailleurs, c’est un peu lui qui t’a appris cette phrase pour justifier le fait que ton entourage se méfie de lui). Mais c’est une illusion de plus qui te maintient dans l’enfer que tu vis. “Non, c’est pas vraiment l’enfer, on a des bons moments aussi” : … Regarde, je connais toutes les phrases que tu te répètes pour ne pas faire face à cette réalité douloureuse.

Toutes ces phrases qu’il te sort pour te faire de la peine, alternant des mots culpabilisateurs et des déclarations d’amour larmoyantes sur fond de “Chuiriensanstoiiii bouhouhou snif snif”, ce ne sont que des ficelles grossières. Tellement grossières que je pourrais t’en sortir encore des dizaines et des dizaines du genre. Allez hop, une de plus pour la forme : “Non mais vas-y, laisse-moi, Madame veut aller vivre sa vie, ben vas-y ! T’as un mec qui t’aime VRAIMENT, mais t’en as rien à foutre, tant pis pour toi !”. Son but est de te faire croire qu’en le quittant, tu es égoïste. C’est faux. Ce choix, tu le fais après avoir déjà beaucoup trop donné. Ce choix, c’est ne plus accepter de ne pas te faire respecter. Ce choix, c’est le début de l’amour de soi.

 

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